Droit européen Banque et finance D. BERLIN Une information, même erronée, peut constituer une information privilégiée Jurisprudence CJUE, 19 mars 2026, aff. C-363/24, Carnegie Investment Bank AB [03.04.2026] Pour qualifier une information de « privilégiée », et notamment savoir si présente un « caractère précis » une communication d'un émetteur indiquant qu'une personne a été inscrite sur une liste d'initiés et qu'elle n'est pas autorisée à vendre les actions de cet émetteur, même si la raison pour laquelle cette personne y a été inscrite n'apparaît pas dans cette communication, il convient d'établir qu'un investisseur... Lu
Droit européen Banque et finance Consommation +2 Contrats Justice civile D. BERLIN Caractère abusif d'une clause contractuelle et délai de prescription de l'action judiciaire Jurisprudence CJUE, 19 mars 2026, aff. C-679/24, UniCredit Bank Zrt. [03.04.2026] En cas de nullité d'un contrat de prêt ne pouvant pas subsister sans la clause abusive au motif qu'elle se rapporte à l'objet principal du contrat, le consommateur doit pouvoir invoquer en justice les conséquences juridiques de la constatation de cette nullité, sans se voir opposer un délai de prescription de 5 ans à compter de la date de conclusion de ce contrat, si, à cette date, le consommateur n'avait pas... Lu
Patrimoine Famille Banque et finance Indivision : calcul de la créance d'un indivisaire ayant remboursé un emprunt Jurisprudence Cass. 1re civ., 4 mars 2026, n° 24-10.269, F-D [26.03.2026] Le remboursement d'un emprunt par un indivisaire pour l'acquisition ou la conservation d'un bien indivis ouvre droit à une indemnité fondée sur l'article 815-13 du Code civil, excluant l'application des règles des récompenses prévues par l'article 1469 (V. aussi Cass. 1re civ., 23 mai 2024, n° 22-11.649 : JurisData n° 2024-007505 ; Cass. 1re civ., 1er juill. 2003, n° 00-20.305 : JurisData n° 2003-019993 ; Cass. 1re... Lu
Séléction de la rédaction Banque et finance Opérations de paiement non autorisées : limites de l’action fondée sur la LBC-FT et contrôle de la négligence grave en cas de spoofing Jurisprudence Cass. com., 4 mars 2026, n° 24-19.588, FS-B [05.03.2026] L'obligation de vigilance à l'égard de la clientèle imposée aux organismes financiers en application des articles L. 561-4-1 à L. 561-14-2 du Code monétaire et financier a pour seule finalité la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. En conséquence, la victime d'agissements frauduleux ne peut se prévaloir de leur inobservation pour réclamer des dommages-intérêts à l'organisme... Lu
Notaire Banque et finance Contrats et obligations Le notaire doit vérifier l'absence de procédure collective affectant l'acquéreur Jurisprudence Cass. 1re civ., 21 janv. 2026, n° 23-17.911, F-D [24.02.2026] Par un arrêt inédit du 21 janvier 2026, la première chambre civile de la Cour de cassation casse partiellement une décision de la cour d'appel de Bordeaux ayant écarté la responsabilité d'un notaire pour ne pas avoir vérifié l'existence d'une procédure collective affectant un acquéreur immobilier.... Lu
Banque et finance Remboursement d'une opération de paiement non autorisée et obligation de signalement sans tarder de l'utilisateur de services de paiement Jurisprudence Cass. com. 4 févr. 2026, n° 22-22.609, F-B [16.02.2026] Pour obtenir le remboursement immédiat d'une opération de paiement non autorisée, l'utilisateur doit l'avoir signalée sans tarder à son prestataire de services de paiement à compter du moment où il en a eu connaissance et, au plus tard, dans le délai de treize mois à compter du débit. Les utilisateurs de services de paiement ne justifiant pas de la date à laquelle ils ont signalé à la banque une utilisation... Lu
Banque et finance Condition de validité d’un chèque en cas d’absence de datation lors de sa création par le tireur Jurisprudence Cass. com., 4 févr. 2026, n° 23-14.413, FS-B [16.02.2026] Le tireur doit apposer sur le chèque la date à laquelle celui-ci est créé. À défaut, le titre ne vaut pas chèque. Si le bénéficiaire peut apposer la date à la place du tireur, ce n'est qu'avec l'accord non équivoque de ce dernier.... Lu
Banque et finance Justice civile Opposition à chèque : le juge des référés peut retenir un motif non initialement invoqué Jurisprudence Cass. com., 4 févr. 2026, n° 24-12.858, F-B [16.02.2026] Le juge des référés, saisi par le porteur sur le fondement du 4e alinéa de l'article L. 131-35 du Code monétaire et financier, peut apprécier le bien-fondé de l'opposition formée par le tireur, quand bien même les causes invoquées par ce dernier n'auraient pas été alléguées au moment de l'opposition.... Lu
Offert Droit européen Banque et finance Contrats +1 Consommation Clause de taux variable indexée sur un indice de référence : transparence de l'information et contrôle du caractère abusif Jurisprudence CJUE, 12 févr. 2026, aff. C-471/24, PKO BP [12.02.2026] En matière de crédits immobiliers, l'obligation d'information qui incombe à une banque ne lui impose pas de communiquer au consommateur les détails techniques de la méthodologie d'un indice de référence réglementé servant à calculer un taux d'intérêt variable.L'intégration d'un tel indice dans le contrat ne crée pas, en principe et à elle seule, un déséquilibre significatif au détriment du consommateur.... Lu
Banque et finance Droit pénal M. DESTREGUIL Appréciation retardée du marché en cas de délivrance d'une information fausse ou trompeuse Jurisprudence Cass. crim., 4 févr. 2026, n° 24-84.091, F-B [09.02.2026] Une information fausse ou trompeuse peut influer le cours du marché dès lors qu'elle retarde l'appréciation de ce dernier par les investisseurs sur une évolution économique prévisible qui s'est ultérieurement réalisée.... Lu
Droit européen Consommation Justice civile +1 Banque et finance D. BERLIN Invalidation du prêt, obligation de restitution et exception de compensation Jurisprudence CJUE, 22 janv. 2026, aff. C-902/24, Herchoski [30.01.2026] Sous certaines conditions, il est possible d'échapper à l'obligation de restituer les mensualités payées d'un prêt « abusif » en accueillant une exception de compensation avec le montant du prêt.... Lu
Banque et finance Sûretés et Garanties Sûretés Absence de faute de la caution professionnelle : aucune obligation de vérifier la déchéance du terme ni le TEG avant paiement Jurisprudence Cass. 1re civ., 21 janv. 2026, n° 24-10.652, F-B [26.01.2026] Pour écarter la faute de la caution invoquée par des emprunteurs assignés en remboursement par celle-ci, une cour d'appel énonce, à bon droit, qu'aucune obligation de vérifier spontanément la régularité de la déchéance du terme d'un prêt prononcée par le prêteur, ou bien la régularité du calcul du taux effectif global et des intérêts de ce prêt, ne pèse sur la caution, avant qu'elle n'exécute son engagement... Lu
Banque et finance Opérations non autorisées : point de départ du « sans tarder » et preuve de la négligence grave Jurisprudence Cass. com., 14 janv. 2026, n° 22-14.822, FS-B [19.01.2026] Par un arrêt du 1 août 2025, la CJUE a dit pour droit que l'obligation incombant à l'utilisateur de services de paiement de signaler sans tarder à son prestataire de services de paiement une opération non autorisée naît à compter du moment où il en a eu connaissance et que, faute de l'avoir signalée, de manière délibérée ou par négligence grave, il est privé du droit d'obtenir la correction de cette opération, peu... Lu
Banque et finance Responsabilité civile et assurance Lorsque des opérations bancaires sur des comptes apparaissent comme irrégulières, la banque doit procéder à des vérifications Jurisprudence Cass. com., 14 janv. 2026, n° 24-19.102, F-B [14.01.2026] La banque, tenue à une obligation de non-ingérence dans les affaires de son client, n'a pas à procéder à des investigations sur l'origine et l'importance des fonds versés sur ses comptes ni même à l'interroger sur l'existence de mouvements de grande ampleur, dès lors que ces opérations ont une apparence de régularité et qu'aucun indice de falsification ne peut être décelé.... Lu
Séléction de la rédaction Banque et finance Paiement par carte : la communication des données ne vaut pas consentement au paiement Jurisprudence Cass. com., 10 déc. 2025, n° 24-20.778, FS-B [09.01.2026] Une opération de paiement, qui peut être initiée par le payeur qui donne un ordre de paiement par l'intermédiaire du bénéficiaire, est autorisée si le payeur a donné son consentement à son exécution. En l'absence d'un tel consentement, donné sous la forme convenue entre le payeur et le prestataire de services de paiement, l'opération est réputée non autorisée. Il incombe au prestataire de services de paiement... Lu
Séléction de la rédaction Personnes Civil Banque et finance R. Gicquelay Tutelle et curatelle : impossibilité pour le juge d’autoriser un tiers à encaisser ou payer des sommes pour le majeur protégé Jurisprudence Cass. 1re civ. avis., 5 déc. 2025, n° 25-70.019, P+B [10.12.2025] La Cour de cassation était invitée à préciser si le juge des tutelles peut autoriser qu'un mandataire rémunéré perçoive, dans un premier temps, des fonds sur un compte ouvert à son propre nom avec précision du nom du majeur protégé avant d'être versé sur un compte ouvert au nom dudit majeur. La Haute Juridiction rend un avis très strict : les textes interdisent tout paiement ou encaissement par un tiers, et les... Lu
Assurances Vente immobilière Responsabilité civile et assurance Responsabilité du diagnostiqueur : quid des champignons lignivores ? Jurisprudence Cass. 3e civ., 25 sept. 2025, n° 23-21.683, FS [01.12.2025] En cas de défaut de signalement de la présence de champignons lignivores, la responsabilité du diagnostiqueur est limitée à la réparation de la perte de chance.... Lu
Banque et finance Responsabilité civile et assurance Contrats et obligations Fraude au président : précisions sur le devoir de vigilance du banquier en cas d’anomalie apparente (3e espèce) Jurisprudence Cass. com., 19 nov. 2025, n° 24-17.056, FS-B [28.11.2025] Le banquier, tenu à l'obligation de ne pas s'immiscer dans les affaires de son client, ne doit l'alerter qu'en présence d'anomalies apparentes aisément décelables par un professionnel normalement diligent. Pour retenir que la banque avait manqué à son devoir de vigilance, la cour d'appel relève que l'attention de celle-ci devait nécessairement être attirée par la singularité du virement, transmis par une salariée... Lu
Banque et finance Responsabilité civile et assurance Contrats et obligations Fraude au président : précisions sur le devoir de vigilance du banquier en cas d’anomalie apparente (2e espèce) Jurisprudence Cass. com., 19 nov. 2025, n° 24-19.776, FS-B [28.11.2025] En présence d'ordres de virement affectés d'anomalies apparentes, la banque est tenue, en exécution de son obligation de vigilance, d'en vérifier la régularité auprès de la personne contractuellement habilitée à les transmettre. Pour retenir la responsabilité de la banque, la cour d'appel relève que la répétition des virements litigieux aurait dû conduire celle-ci à s'assurer auprès du représentant légal de sa... Lu
Banque et finance Responsabilité civile et assurance Contrats et obligations Fraude au président : précisions sur le devoir de vigilance du banquier en cas d’anomalie apparente (1re espèce) Jurisprudence Cass. com., 19 nov. 2025, n° 24-17.780, FS-B [28.11.2025] Le banquier, tenu à l'obligation de ne pas s'immiscer dans les affaires de son client, ne doit l'alerter qu'en présence d'anomalies apparentes aisément décelables par un professionnel normalement diligent. Pour retenir que la banque avait manqué à son obligation de vigilance, la cour d'appel relève que le montant du virement litigieux présente un caractère manifestement anormal au regard des opérations habituelles... Lu
Droit européen Banque et finance Consommation +1 Contrats D. BERLIN Délai de rétractation et contrat de crédit lié à l'achat d'un véhicule Jurisprudence CJUE, 30 oct. 2025, aff. C-143/23, Mercedes-Benz Bank AG, e.a. [28.11.2025] Le délai de rétractation du consommateur ne commence pas à courir lorsque le contrat de crédit ne mentionne pas, sous forme de pourcentage concret, le taux d'intérêt de retard applicable au moment de la conclusion du contrat.... Lu
Consommation Contrats Banque et finance Conséquences contractuelles du défaut d'information de l'acquéreur non professionnel Jurisprudence Cass. com., 5 nov. 2025, n° 24-16.652, F-B [07.11.2025] L'acheteur d'une centrale photovoltaïque et d'une unité centrale de gestion d'énergie peut demander en justice l'annulation du contrat d'installation ne respectant pas plusieurs obligations légales d'information. Le remboursement par anticipation du crédit litigieux alloué par la banque n'ayant pas elle-même procédé aux vérifications lui incombant n'interdit pas à l'acheteur de se prévaloir de la nullité du contrat... Lu
Offert Séléction de la rédaction Banque et finance Consommation Contrats et obligations C. Lacour Prêts Helvet Immo : articulation entre restitutions civiles et indemnisations pénales Jurisprudence Cass. 1re civ., 5 nov. 2025, n° 24-22.303, FS-B+R [07.11.2025] Par un arrêt du 5 novembre 2025, publié au Rapport, la première chambre civile de la Cour de cassation façonne l'articulation entre les effets de la nullité du contrat et la responsabilité délictuelle.... Lu
Banque et finance Contrats Contrats et obligations +1 Fiscal La subrogation conventionnelle n'autorise pas l'affactureur à réclamer la TVA remboursée à l'adhérent Jurisprudence Cass. com., 22 oct. 2025, n° 24-19.201, F-B [23.10.2025] En l'absence de stipulation contraire dans le contrat d'affacturage, lorsque la créance est définitivement irrécouvrable et que le créancier a récupéré la TVA via le remboursement par le Trésor Public, le mécanisme de subrogation conventionnelle ne permet pas à l'affactureur de réclamer le reversement de cette taxe. ... Lu
Banque et finance Anomalies apparentes et listes de noires de l'AMF : manquement du prestataire de service de paiement de droit anglais à son obligation de vigilance Jurisprudence Cass. com., 1er oct. 2025, n° 22-23.136, FS-B [17.10.2025] Une cour d'appel est fondée à appliquer la loi française à une action en responsabilité dans le cadre d'une fraude aux investissements, l'ayant considérée comme le lieu de survenance du dommage, dès lors que le préjudice financier a été directement subi sur le compte bancaire de l'investisseur domicilié en France. Cette juridiction peut en outre retenir la responsabilité du prestataire de services de paiement (même... Lu