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Entretien d'embauche : le ministère du Travail prend position contre le « test du sac à main »

À la suite de témoignages récents, la sénatrice Catherine Dumas a interrogé le Gouvernement sur une pratique de recrutement dite du « test du sac à main », consistant à demander à une candidate de vider son sac lors d'un entretien afin d'évaluer son sens de l'organisation. Elle a dénoncé le caractère intrusif et potentiellement discriminatoire d'un tel procédé, susceptible de porter atteinte à la vie privée des candidates et de révéler des informations sensibles (état de santé, situation familiale, etc.), en contradiction avec les principes d'égalité, de non-discrimination et de protection des données personnelles. Elle a ainsi demandé quelles mesures pourraient être prises pour prévenir et sanctionner ces pratiques.

Dans sa réponse publiée le 19 février 2026, le ministère du Travail rappelle que cette pratique est déjà illicite au regard du droit en vigueur. En application de l'article L. 1221-6 du Code du travail, les informations demandées à un candidat doivent avoir un lien direct et nécessaire avec l'emploi proposé, ce qui n'est manifestement pas le cas du contenu d'un sac à main. Par ailleurs, l'article L. 1121-1 interdit toute atteinte aux droits et libertés des personnes qui ne serait ni justifiée par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnée au but recherché. Une telle demande constitue donc une atteinte injustifiée au droit au respect de la vie privée, également protégé par le Code civil, la Convention européenne des droits de l'homme et les principes constitutionnels.

Le ministère souligne en outre que si cette pratique vise uniquement des femmes, elle peut constituer une discrimination fondée sur le sexe, sanctionnée par le Code du travail et le Code pénal. Il estime que le cadre juridique actuel est suffisamment protecteur pour interdire et sanctionner ces dérives, sans qu'une modification législative soit nécessaire. Les recruteurs s'exposent ainsi à des risques tant civils que pénaux, et les signalements peuvent être effectués auprès de l'inspection du travail.